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ETUDES - Elevage des pucerons par les fourmis.








ETUDES

Elevage des pucerons par les fourmis

Article de Yves Wilcox




Devenu sédentaire, l’homme pratiqua la culture et l’élevage, mais depuis longtemps déjà les fourmis élevaient les pucerons.

Photographie : Yves Wilcox
Vendée (85) Août 2012


Pour la fourmi, la bonne gestion du troupeau implique la protection des prédateurs, les déplacements des femelles prêtes à pondre vers les pousses les plus nutritives et enfin la traite bien connue par absorption d’un liquide sucré appelé aussi miellat.

Photographie : Yves Wilcox
Vendée (85) Août 2012


On voit nettement sur le document ci-dessus les fourmis qui tapotent avec leurs antennes sur l’abdomen des pucerons qui redressent leur postérieur sous l’effet de la sollicitation pour éjecter le précieux « nectar » prêt à être récupéré.

Photographies : Yves Wilcox
Vendée (85) Août 2012

Regardez la goutte de miellat sourdre à l’extrémité de l’abdomen du puceron et puis la fourmi venir s’en saisir et la prélever avec le bout de ses mandibules.




Dit en termes un peu plus scientifiques.....

Il est courant chez les fourmis d’échanger de la nourriture liquide entre congénères par régurgitation. Elles se sollicitent mutuellement par des palpations avec les antennes. Cette pratique qui est un fondement de la vie sociale des fourmis est appelée la trophalaxie.
La traite des fourmis ne serait-elle qu’une déviation de cette pratique ancestrale ?
Certains pensent en effet que l’abdomen du puceron avec ses deux excroissances cornues imite une tête de fourmi alors assimilable à une congénère...sans occulter pour autant l’extrême complexité de la relation établie entre les fourmis et les colonies de pucerons, relation à bénéfices réciproques que les scientifiques qualifient de mutualisme
.


Dans le cas présent d’échange de nourriture contre soins et protection vis à vis d’éventuels prédateurs comme les coccinelles et leurs larves, on parle de trophobiose.
L’avantage tiré par les pucerons dans cette association avec les fourmis est un cas de myrmécophilie qui dans le cas présent est facultative, le puceron pouvant se passer éventuellement des services de la fourmi.

.
Photographie : Yves Wilcox
Vendée (85)


Le contenu forcément limité de cet article ne saurait traduire l’extrême complexité des relations mutualistes entre fourmis et pucerons.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce passionnant sujet, je ne saurais trop conseiller la lecture du très documenté article consultable sur le web.


En savoir plus sur les relations de mutualisme fourmis-pucerons.





Pour les accros de la macrophotographie



Les photos ont été réalisées en Vendée du 14 au 21 août 2012 sur un pied d’onagre.
Quelques centaines de photos ont été réalisées sans aucune manipulation excepté le maintien à l’aide d’une ficelle de la base de la plante à un tuteur préalablement enfoncé. Soulignons que l’ennemi numéro 1 de la macrophotographie en extérieur est le vent surtout avec une profondeur de champ très réduite

Le matériel photographique était posé sur un pied stable avec un plateau à glissière sur la rotule pour faciliter le rapprochement du sujet. Le matériel était constitué d’un boitier reflex Nikon, d’un soufflet Nikon et d’objectifs d’agrandisseur montés en inverse à l’aide d’une bague. Certaines photos ont été prises en lumière naturelle et d’autres avec des petits flashs macro montés sur des barrettes pour décentrement.
Habitué à l’utilisation du soufflet en intérieur, c’étaient mes premiers essais sur le terrain. Le plaisir est immense et j’ai hâte de recommencer.











 
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08/12/2009 - Etudes