COMPTE-RENDU D’ACTIVITES - Deux sorties SFO-PCV en Charente, au printemps 2026, sur des sites Natura 2000, avec le CEN-NA Texte J-M Mathé , Photos Marie-France Parascandolo |
Le 9 mai à Bois-Redon/Les Bouchauds, avec le CEN-NA.
La traversée de quelques centaines de mètres de plaine céréalière permet d’aborder la colline du Bois-Redon, avec une première pente riche en orchidées. La pelouse rase à Genévriers avait donné lieu à un chantier de bénévoles à l’automne dernier. Cécile explique alors la gestion mise en place sur ce site Natura 2000, dont le CEN-NA possède environ 3,5 hectares
Photo 2 : Présentation du site et de sa gestion Les espèces vues précédemment sont retrouvées, en compagnie de l’Orchis Homme pendu, de l’Orchis bouc en boutons, des Ophrys abeille (en tout début de floraison) et bécasse bien fleuris (photo 3) et des très nombreux Orchis pyramidaux.
Plus loin, le sous-bois à Chêne pubescent et Erable de Montpellier, peu dense, constitue un milieu idéal pour les Limodores à feuilles avortées, très nombreux. La Listère à feuilles rondes vient s’ajouter à la liste. La traversée du Bois-Redon, avec sa mosaïque de pelouses rases et de Bois clairs permet de revoir en nombre tous ces taxons, notamment des Limodores et des Céphalanthères à longues feuilles encore bien fleuris.
Le retour permet d’aborder le bois des Bouchauds par le haut : vue imprenable sur le théâtre gallo-romain et la campagne environnante ! Un dernier arrêt dans la hêtraie située près du théâtre montre quelques pieds de Neottie nid-d’oiseau, hélas déjà fanés (photo 5).
Photo 5 : Neottie nid-d’oiseau (avec hampe sèche de l’an passé, à droite) Le 10 mai à Saint-Amant, avec le CEN-NA
La visite est possible grâce aux autorisations accordées par le propriétaire du coteau, d’une part, et par le propriétaire de la ferme à l’est, d’autre part, où les véhicules ont été autorisés à se garer. La traversée un peu délicate d’un bois de pins est nécessaire pour aborder le site. C’est l’occasion d’identifier des Platanthères verdâtres, des Céphalanthères à longues feuilles, des Listères à feuilles ovales et des Ophrys mouche. Sur le coteau bien exposé au sud (photo 7), la végétation xérophile abrite des plantes à affinité méditerranéenne, dont la rare (et protégée régionalement) Stéheline douteuse.
Photo 7 Les Ophrys de floraison précoce, nombreux en mars/avril, sont aujourd’hui complètement fanés. Seuls 2 pieds d’Ophrys jaune montrent des fleurs terminales encore identifiables. Par contre les Ophrys mouche et bécasse sont bien fleuris, en compagnie des Orchis pyramidaux , des Orchis homme-pendu et des Orchis moucheron qui débutent leur floraison (photos 8 et 9).
Photos 8 et 9 : Orchis moucheron et Orchis moucheron avec Araignée crabe à l’affût Plus loin, une prairie plus dense abrite de très nombreux Orchis pourpres en fruits. Cependant, à l’ombre d’un bosquet, plusieurs sont découverts encore fleuris, ainsi que 2 pieds d’Orchis brûlés ! Une heureuse surprise à cette date, d’autant plus que la saison est en avance d’au moins 15 jours ! Le retour permet de s’attarder en lisière du boisement de pins évoqué au début et d’ajouter 2 nouveaux taxons : l’Epipactis helleborine, avec ses robustes rosettes de feuilles bien reconnaissables et la Céphalanthère rouge en début de floraison. La visite a permis de montrer que la richesse botanique de ce coteau, encore bien présente, risque de diminuer par la suite du fait d’une fermeture naturelle, due à la progression de la pinède et à l’extension lente des genévriers. Un minimum de gestion, en accord avec le propriétaire, serait souhaitable.
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