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INSECTES HEMIPTERES - La Ranatre (Ranatra linearis), une punaise aquatique.
PHOTOGRAPHIES NATURALISTES
ET BIODIVERSITE

INSECTES HEMIPTERES

La Ranatre (Ranatra linearis)

Envoi de Jean-Pierre Ring

Photographie : Jean-Pierre Ring
Saint Sardos  Tarn et Garonne (82)
Le 29 octobre 2009
La Ranatre (Ranatra linearis) est un insecte hémiptère aquatique et donc ni plus ni moins une sorte de punaise aquatique.
Elle est étroitement apparentée aux Nèpes (c’est un Népidé), leur écologie et leur biologie étant très proches.
Sa grande taille, (environ 7 cm de long), son allure générale, très linéaire, avec la positionnement des pattes prothoraciques dans le prolongement du corps n’est pas sans rappeler l’aspect d’un phasme, accentué par sa lenteur et son comportement cataleptique en cas de danger : simple convergence, sans autres rapports.
Photographie : Jean-Pierre Ring
Saint Sardos  Tarn et Garonne (82)
Le 29 octobre 2009
Deux caractères biologiques essentiels apparaissent sur le document ci-dessus.
  - La présence d’un long siphon respiratoire en prolongement de l’abdomen : il n’a rien de vulnérant, mais sert à mettre le système trachéen de l’insecte en communication avec l’air.
En effet, comme sa cousine la Nèpe elle se tient dans les eaux peu profondes et calmes des mares, tout près des berges.
   - La transformation des pattes prothoraciques en pattes ravisseuses qui servent à la capture des proies. Tout comme la Nèpe elle capture ses proies et suce leur contenu  (insectes aquatiques, larves, vers de vase, jeunes têtards...) avec son rostre situé à l’avant de la tête.

On reconnaît bien ci-dessus le rostre à l’avant des yeux et qui contient les stylets vulnérants servant à perforer puis à sucer le contenu des proies qui ne sont pas déchiquetées. Comme les autres punaises, la Ranatre est un rhynchote (présence d’un rostre)
Le détail sur les pattes ravisseuses est remarquable. Elles rappellent celles de la Mante religieuse mais moins bien armées.
Fémur et tibia sont dans le prolongement du corps, les tarses (le premier est long, les suivants fins et acérés) se rabattent dans une rainure du tibia pour fonctionner comme un piège servant à retenir la proie. L’efficacité du piège est augmentée par une épine sur chaque tibia, bien visible.
Photographie : Jean-Pierre Ring
Saint Sardos  Tarn et Garonne (82)
Le 29 octobre 2009
Les pattes ravisseuses ne servent pas seulement à la capture des proies mais aussi comme on peut le voir, à de longues et méticuleuses séances de toilettage.
Vivant près des berges sur fonds vaseux, la ranatre n’en garde pas moins un bel aspect luisant.
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